Les Alchimistes du Verbe

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  Savoir présenter son manuscrit

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    De nos jours il est fortement recommandé de présenter non pas un manuscrit mais un tapuscrit, c’est-à-dire un texte tapé à la machine, ou plutôt à l’ordinateur.   
En effet la majorité des éditeurs refusent aujourd’hui les manuscrits à la main, hormis peut-être quelques micro-éditeurs à la recherche de la perle rare, mais ne comptez pas trop dessus.

   En tant qu’auteur, votre rôle n’est pas de présenter un ouvrage dont la mise en page serait faite et close. Cela vous évite donc du travail, mais surtout, contrairement à ce que l’on pourrait croire, une œuvre présentée à un éditeur sous une forme déjà fixée aura moins de chance d’être retenue. En effet il vaut mieux présenter son manuscrit dans une mise en page A4 des plus classiques que dans un format prédéfini, ou que sous forme de livre.          
   Le travail d’un éditeur étant justement de trouver la mise en page la plus adaptée au manuscrit (vous pourrez alors donner votre avis le moment voulu) mais aussi et surtout d’incorporer votre ouvrage dans sa ligne éditoriale afin de lui assurer la meilleure diffusion, l’éditeur choisira alors un format, une couverture, une qualité papier, etc. afin de l’incorporer dans ses collections.
   Lorsqu’il reçoit un manuscrit déjà mis en forme, plusieurs risques existent :        
- d’abord, sa vision de l’œuvre est faussée par la mise en page que vous avez donnée, il aura peut-être plus de mal à définir une collection dans laquelle incorporer votre texte.
- surtout il craindra peut-être que vous soyez trop exigeant quant à cette mise en page, quant aux changements éventuels de présentation, etc. Il refusera de choisir une œuvre qu’il ne pourra gérer au mieux.

 

   Reste donc à savoir comment présenter votre manuscrit. En fait assez simplement, le but étant juste que la lecture de l’œuvre soit aisée.

   Une distinction est peut-être à faire pour les ouvrages spécialisés ou scientifiques. Dans nombreux cas, ce genre d’ouvrage n’est pas lu dans son entier avant acceptation, du fait de la longueur et de la complexité des thèmes. Il vous suffit parfois d’envoyer une présentation du manuscrit, un résumé de son contenu, de la démarche d’écriture, etc. et un plan détaillé. Pour ce type d’ouvrage il est conseillé de contacter l’éditeur avant tout envoi, afin de connaître ses préférences. (mais attention n’accaparez jamais le temps d’un éditeur avant qu’il n’aie eu le manuscrit entre les mains).

Pour les autres ouvrages, choisissez une présentation A4.

Choisissez une police simple (Times, Arial, Book Antiqua), évitez toutes les polices fantaisies ! Préférez une taille de police de 12, éventuellement 14, jamais plus gros. La taille 10 peut-être tolérée dans le cas de longs ouvrages.        
Choisissez un interlignage de 1,5 afin d’aérer le texte et de permettre d’éventuelles notations.
De même laissez des marges assez importantes, 2,5 cm en haut et en extérieur, 3cm en bas et 3cm en marge intérieure (pour la reliure).          
Pensez à numéroter vos pages : le numéro en bas, centré ou extérieur.        
Il est conseillé de faire relier votre manuscrit, mais attention à ne pas gêner la lecture, une reliure avec anneaux est conseillée, éventuellement avec pince pour les petits ouvrages.
   Dans le cas de manuscrit illustré, incorporez les illustrations au manuscrit à l’endroit désiré, mais évitez de les placer dans le texte, présentez les plutôt seules sur une page, qui n’a pas forcément besoin d’être numérotée.

   Respectez au mieux les règles de typographie. Et pensez à justifiez votre texte, la lecture est beaucoup plus agréable.

   Plus votre manuscrit sera agréable à lire, plus il a de chance d’être accepté (lorsque l’éditeur ou le comité de lecture ouvre le manuscrit il doit avoir envie de le lire, et ne doit surtout pas être découragé). Un manuscrit ne sera pas refusé parce qu’il est mal présenté, mais convaincre l’éditeur sera un peu plus aisé.

   Nombreuses entreprises proposent de taper vos manuscrits, et de les mettre en page selon les normes. Il peut parfois être intéressant d’y avoir recours, si vous ne possédez pas, vous ou votre entourage, le savoir-faire adéquat.

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